Assistant / Assistante en publicité
L'Assistant en publicité joue un rôle clé dans la coordination et la mise en ½uvre des campagnes publicitaires. Assure le travail de suivi de création des campagnes Maintient la liaison entre l'agence et les clients pour comprendre leurs besoins Coordonne les étapes de travail avec les équipes et les prestataires concernés Réalise le suivi de production des supports publicitaires, dans le respect du planning défini Collecte et analyse les données de performance des campagnes Peut participer à la rédaction de contenu créatif
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Identifie deux compétences essentielles du métier que tu ne maîtrises pas encore et trouve une ressource pour les attaquer cette semaine.
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Compare cette fiche à deux métiers adjacents du catalogue pour voir où tes forces actuelles se placent le mieux.
Où ça va
Scénario optimiste : l'assistant en publicité évolue vers un rôle de « chef de projet IA publicitaire », maîtrisant des agents autonomes capables de produire, tester et optimiser des campagnes en temps réel.
2 ans
Le marché publicitaire français reste en croissance : selon l'Observatoire de l'e-pub SRI-Udecam, la publicité digitale a atteint 12,4 milliards d'euros en 2025, en hausse de +11 % sur un an.
5 ans
Deux scénarios plausibles s'affrontent à cet horizon.
10 ans
Scénario optimiste : l'assistant en publicité évolue vers un rôle de « chef de projet IA publicitaire », maîtrisant des agents autonomes capables de produire, tester et optimiser des campagnes en temps réel.
Analyse éditoriale LaborAI
Comment ce métier se transforme
Sur 2 ans
Horizon 1-3 ans : recomposition accélérée des tâches, pas encore de destruction nette des postes
Le marché publicitaire français reste en croissance : selon l'Observatoire de l'e-pub SRI-Udecam, la publicité digitale a atteint 12,4 milliards d'euros en 2025, en hausse de +11 % sur un an. Cette dynamique soutient la demande de profils opérationnels en agence et chez les annonceurs. Cependant, la croissance est quasi-exclusivement captée par le digital (search, social, vidéo), tandis que les médias traditionnels (TV linéaire, presse) voient leurs volumes baisser, ce qui pèse sur les régies et agences spécialisées dans ces formats.
L'IA générative est déjà intégrée dans les workflows des agences françaises : selon des acteurs du secteur interrogés par le Journal du Net début 2025, la quasi-totalité des agences l'utilisent à au moins une étape du processus créatif. Les tâches les plus exposées à court terme sont la production d'assets (textes, visuels, déclinaisons), le reporting automatisé et la rédaction de briefs standardisés — soit une part significative des missions confiées aux assistants juniors.
Conséquence directe : le profil attendu à l'embauche monte en exigence. Un BTS ou BUT suffit encore pour accéder au poste, mais la maîtrise des outils IA génératifs devient un prérequis non négociable. Les assistants qui se positionnent comme opérateurs-superviseurs de l'IA (prompt engineering, contrôle qualité des outputs) conservent leur valeur ; ceux qui se cantonnent aux tâches d'exécution pure voient leur périmètre se réduire.
Sur 5 ans
Horizon 3-7 ans : bifurcation entre les profils qui montent et ceux qui stagnent
Deux scénarios plausibles s'affrontent à cet horizon.
Scénario de recomposition (le plus probable) : les volumes de postes d'assistant en publicité se maintiennent globalement, mais le contenu du métier se transforme structurellement. L'assistant devient un coordinateur de flux IA — il paramètre les outils, valide les outputs, gère la relation client et assure la cohérence de marque — plutôt qu'un exécutant de tâches manuelles. Ce scénario est cohérent avec la tendance observée par le WEF (Future of Jobs 2025) : l'IA devrait créer et déplacer des emplois simultanément, avec un solde net positif mais une recomposition profonde des compétences requises.
Scénario de compression (risque réel) : la montée en puissance de l'internalisation des activités publicitaires chez les annonceurs — facilitée par des outils IA accessibles sans expertise agence — réduit le nombre de postes en agence. Xerfi identifie explicitement ce risque : l'IA générative peut inciter les entreprises clientes à internaliser leurs activités publicitaires et marketing, exacerbant la concurrence sur les prix. Si ce mouvement s'accélère, les postes d'assistant en agence (les plus exposés car les moins différenciés) seront les premiers touchés.
Le frein principal à la destruction nette reste la complexité croissante du mix média (social search, retail media, GEO, TV segmentée) qui génère un besoin de coordination humaine que les agents IA autonomes ne couvrent pas encore de façon fiable.
Sur 10 ans
Horizon 7-15 ans : un métier transformé en profondeur, avec des scénarios très contrastés
Scénario optimiste : l'assistant en publicité évolue vers un rôle de « chef de projet IA publicitaire », maîtrisant des agents autonomes capables de produire, tester et optimiser des campagnes en temps réel. La valeur ajoutée humaine se concentre sur la stratégie de marque, la relation client et l'arbitrage éthique (conformité ARPP, gestion des biais algorithmiques). Ce profil hybride — créatif, technophile, orienté données — est bien rémunéré et peu substituable.
Scénario pessimiste : les agents IA publicitaires de nouvelle génération (« publicité agentique », selon les acteurs du marché français) automatisent l'ensemble du cycle de production et d'achat média. Dans ce cas, le poste d'assistant tel qu'il existe aujourd'hui disparaît, absorbé soit par des profils plus seniors (directeurs de clientèle, stratèges), soit par des outils en self-service côté annonceur. Le WEF classe déjà les rôles administratifs et de coordination parmi les plus exposés au déclin à horizon 2030.
La variable déterminante sera la vitesse d'adoption des agents IA autonomes dans les agences françaises et la capacité du secteur à créer de nouveaux rôles d'encadrement de ces systèmes. La démographie joue un rôle secondaire (pas de pénurie structurelle de main-d'œuvre dans ce secteur). La transition écologique a un impact marginal direct sur ce métier, sauf via la montée des contraintes RSE sur les campagnes publicitaires (bilan carbone des productions, publicité responsable).
Compétences clés
Voir mes écarts →Hard skills
- ↗Gestion et suivi de production publicitaireIndispensable
- ↗Maîtrise des outils IA génératifs appliqués à la publicitéIndispensable
- ↗Connaissance des médias digitaux et du mix médiaIndispensable
- ↗Rédaction de briefs et de documents de travailIndispensable
- ↗Suivi budgétaire et gestion des devisImportant
- ↗Connaissance des formats publicitaires (display, vidéo, DOOH, social)Important
- ↗Analyse de performance de campagne (KPIs, reporting)Important
- ↗Maîtrise des outils bureautiques et de gestion de projet (suite Office, Notion, Asana)Important
- →Notions de droit de la publicité et de la propriété intellectuelleMoins valorisé
- →Veille concurrentielle et sectorielleMoins valorisé
Soft skills
- ↗Rigueur opérationnelle sous contrainte de délaisClef
- ↗Lecture critique des sorties IAClef
- ↗Communication interpersonnelle et gestion des parties prenantesClef
- ↗Adaptabilité aux recompositions technologiques rapidesClef
- ↗Curiosité créative et culture publicitaireImportant
- ↗Capacité à synthétiser et à prioriser l'informationImportant
Trajectoire type à 5 ans
Quelques repères pour te donner l'échelle.
Junior
35–47 k€
Confirmé·e
45–60 k€
Senior
55–75 k€
Valeur déplacée vers l'évaluation et la supervision
Expert / lead
70–95 k€
Et maintenant
Cette fiche prend dix fois plus de sens quand elle parle de toi.
Ton niveau, tes intérêts, ta situation — trois minutes et LaborAI te montre ta voie la plus directe vers ce métier, les compétences qui te manquent, la formation priorisée pour les combler.
Sources
APEC · France Travail · Journal d'un Progressiste · mise à jour auto
Mise à jour : 20 mai 2026