LaborAIMétiers · IA
TransverseROME · —Le moteur principal de la période est réglementaire.

Chargé / Chargée de mission biodiversité

Le chargé de mission biodiversité étudie et protège les écosystèmes afin de préserver et valoriser la biodiversité. Évalue et surveille l'état des habitats naturels de la faune et la flore associée Propose et met en ½uvre des plans de gestion pour la conservation des espaces naturels Réalise des études d'impact environnemental pour des projets de développement Collabore avec des partenaires ou organismes locaux, régionaux et nationaux pour promouvoir les initiatives de biodiversité Participe à la rédaction de rapports scientifiques et techniques sur la biodiversité Organise et anime des actions de sensibilisation et d'éducation à l'environnement

France · Europe·Tension moyenne sur le marché
Voir mon fit avec ce métier →

À 90 jours, trois portes concrètes

Commencer tout de suite

Identifie deux compétences essentielles du métier que tu ne maîtrises pas encore et trouve une ressource pour les attaquer cette semaine.

S'orienter

Compare cette fiche à deux métiers adjacents du catalogue pour voir où tes forces actuelles se placent le mieux.

Où ça va

Scénario optimiste : Le WEF estime qu'investir dans une économie nature-positive pourrait créer 395 millions d'emplois à l'échelle mondiale d'ici 2030, et que la perte de biodiversité et l'effondrement des écosystèmes constituent le…

2 ans

Le moteur principal de la période est réglementaire.

5 ans

Deux trajectoires divergentes se dessinent.

10 ans

Scénario optimiste : Le WEF estime qu'investir dans une économie nature-positive pourrait créer 395 millions d'emplois à l'échelle mondiale d'ici 2030, et que la perte de biodiversité et l'effondrement des écosystèmes…

Analyse éditoriale LaborAI

Comment ce métier se transforme

Sur 2 ans

Horizon 1-3 ans : montée en charge réglementaire et diversification des employeurs

Le moteur principal de la période est réglementaire. La directive CSRD, dont le standard ESRS E4 est spécifiquement dédié à la biodiversité, impose aux grandes entreprises françaises de publier un reporting sur leurs impacts, dépendances et risques liés à la biodiversité depuis 2025 pour les premières concernées, et à partir de 2026 pour les autres grandes entreprises. Ce calendrier crée une demande nouvelle et urgente de profils capables de conduire des audits biodiversité, de maîtriser les méthodologies TNFD/LEAP et de produire des données conformes à l'ESRS E4.

Parallèlement, le cabinet de recrutement spécialisé Birdeo classait en 2024 le poste de chargé(e) de mission biodiversité et gestion des ressources naturelles dans son top 5 des métiers à impact qui recrutent. Selon une étude APEC publiée en 2024, près d'un quart des offres d'emploi cadres intègrent désormais une dimension écologique, en hausse de 8 points par rapport à 2019.

Le frein principal reste la rareté des profils : les compétences combinant expertise écologique terrain, maîtrise des outils d'empreinte biodiversité (GBS, STAR, IBAT) et connaissance des cadres réglementaires privés sont encore peu répandues. Les délais de recrutement s'allongent, notamment dans le secteur privé. Les salaires en début de carrière dans la fonction publique restent modestes (26 000–36 000 € net annuel selon le Ministère de la Transition écologique), ce qui crée une tension avec le secteur privé où les profils confirmés sont mieux rémunérés.

Sur 5 ans

Horizon 3-7 ans : recomposition du métier entre expertise terrain et conseil stratégique

Deux trajectoires divergentes se dessinent. La première, dans le secteur public et associatif (OFB, DREAL, collectivités, parcs naturels), reste centrée sur les missions de terrain, d'instruction réglementaire et d'animation territoriale. Ce segment est structurellement stable, soutenu par la Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2030 et les financements européens (LIFE, fonds structurels). L'OFB, fort de plus de 3 000 agents et d'un budget de plus de 600 millions d'euros (2024), continue de recruter régulièrement.

La seconde trajectoire, dans le secteur privé, connaît une recomposition plus profonde. L'adoption progressive de la TNFD en France crée des besoins nouveaux dans les équipes risques, finance durable et analyse extra-financière. Un nouveau segment de marché émerge, mêlant écologie, gestion des risques, finance durable, stratégie RSE et conseil environnemental. Les profils les plus recherchés combinent compétences scientifiques et financières, capables de traduire la valeur écologique en indicateurs exploitables.

Le risque de ce scénario est une bifurcation du marché : d'un côté des postes publics sous-rémunérés mais stables, de l'autre des postes privés bien rémunérés mais concentrés sur le reporting et éloignés de l'action écologique concrète. Le risque de « biodiversity washing » — des postes créés pour satisfaire des obligations de reporting sans impact réel — est réel et pourrait dévaloriser le métier à moyen terme si les cadres de vérification (auditeurs tiers, ISO 17298) ne montent pas en puissance.

Sur 10 ans

Horizon 7-15 ans : entre pénurie structurelle et automatisation partielle

Scénario optimiste : Le WEF estime qu'investir dans une économie nature-positive pourrait créer 395 millions d'emplois à l'échelle mondiale d'ici 2030, et que la perte de biodiversité et l'effondrement des écosystèmes constituent le troisième risque mondial pour l'humanité sur dix ans. Si les engagements du Cadre de Kunming-Montréal (objectif 30x30 : protéger 30 % des terres et des océans d'ici 2030) se traduisent en politiques publiques effectives, la demande de professionnels de la biodiversité en France pourrait croître structurellement, portée par les collectivités, les agences de l'eau, les opérateurs d'infrastructures et les entreprises soumises à la CSRD.

Scénario pessimiste : L'OCDE observe que si l'effet net de la transition verte sur l'emploi total est modeste, les recompositions sectorielles sont significatives. Le risque principal pour ce métier est la fragmentation budgétaire : les postes en collectivités et dans les associations dépendent largement de financements publics et européens, qui peuvent se contracter en période de consolidation budgétaire. Par ailleurs, l'automatisation partielle des tâches de traitement de données (analyse d'images satellitaires, modélisation d'habitats, génération de rapports CSRD) par des outils d'IA pourrait réduire le volume de postes juniors dédiés à ces tâches, sans pour autant menacer le cœur du métier (expertise terrain, médiation, stratégie).

À 10-15 ans, le métier restera nécessaire mais se spécialisera davantage : les généralistes de la biodiversité céderont du terrain aux experts en comptabilité du capital naturel, en modélisation des services écosystémiques et en ingénierie de la restauration écologique — des profils à la frontière de l'écologie, de la finance et de la donnée.

Compétences clés

Voir mes écarts →
valeur en hausse stable en recul

Hard skills

  • Écologie appliquée et connaissance des milieux naturelsIndispensable
  • Maîtrise des cadres réglementaires biodiversité (CSRD/ESRS E4, TNFD, Loi Énergie-Climat, SNB 2030)Indispensable
  • Outils d'évaluation d'empreinte biodiversité (GBS, STAR, ECOLVAL, IBAT, GBIF, CORINE Land Cover)Indispensable
  • Méthodologie LEAP (Locate, Evaluate, Assess, Prepare) et double matérialitéIndispensable
  • SIG et cartographie environnementale (QGIS, ArcGIS)Important
  • Connaissance des politiques publiques environnementales (Natura 2000, espèces protégées, ERC)Important
  • Rédaction de rapports techniques et de plans d'action biodiversitéImportant
  • Analyse de données écologiques et biostatistiquesImportant
  • Gestion de projet et suivi budgétaireMoins valorisé
  • Veille scientifique et réglementaire (IPBES, UICN, Cadre de Kunming-Montréal)Moins valorisé

Soft skills

  • Médiation et animation de réseaux multi-acteursClef
  • Traduction de la complexité scientifique en langage décisionnelClef
  • Lecture critique des sorties d'outils IA et de modèles automatisésImportant
  • Capacité à arbitrer sous contrainte réglementaire et politiqueImportant
  • Rigueur documentaire et traçabilité des donnéesImportant
  • Adaptabilité sectorielle (public/privé/associatif)Important

Trajectoire type à 5 ans

Quelques repères pour te donner l'échelle.

0a

Junior

35–47 k€

3a

Confirmé·e

45–60 k€

5a

Senior

55–75 k€

Valeur déplacée vers l'évaluation et la supervision

10a

Expert / lead

70–95 k€

Et maintenant

Cette fiche prend dix fois plus de sens quand elle parle de toi.

Ton niveau, tes intérêts, ta situation — trois minutes et LaborAI te montre ta voie la plus directe vers ce métier, les compétences qui te manquent, la formation priorisée pour les combler.

Sans compteRésultat immédiat

Sources

APEC · France Travail · Journal d'un Progressiste · mise à jour auto

Mise à jour : 21 mai 2026